11 nuances de couleurs dans un carré vert

18 mai 2026
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Le bonheur tient parfois à peu de choses. Un rayon de soleil, deux degrés de chaleur et les bonnes chaises pour profiter d’un été à la maison. Que l’on soit dans un jardin ou sur son balcon.

C’est un détail. Mais le genre de détail qui peut revêtir une grosse importance. Si la chaise est un terrain de jeu reconnu dans le monde du design, celle de jardin fait figure de cousine éloignée. Un temps mésestimée. Un espace proustien où il est avant tout question de couleurs et de formes, de rondeurs et de douceurs, de bandes, horizontales ou verticales. Mais aussi belles soient-elles, les chaises de jardin doivent néanmoins répondre à une même réalité d’usage : résister aux intempéries.

Des ronds et des lignes

De par chez nous, la Suisse allemande est une inspiration majeure. Avec quelques grands classiques et des indémodables qui ont le goût de la nostalgie. On pense à la chaise « Spaghetti » d’Huldreich Altorfer pour Embru, qui strie les cuisses dès lors qu’elles sont dénudées, ou à la « Säntis » éditée par la maison Schaffner. Elles sont au patrimoine national, au même titre que la « Luxembourg » éditée par Fermob : un best-seller que l’on trouve historiquement dans le jardin parisien du même nom. Pour Embru, justement, le designer bernois Moritz Schmid a imaginé la « Park », récompensée par un Design Preis Schweiz en 2023. Très robuste, légèrement arquée sur l’arrière, la chaise a été conçue de manière à ce que toutes les pièces puissent être facilement remplacées (selon le principe du « Design to Repair »).

 

Une chaise, un état d’esprit

En son temps, on a beaucoup aimé l’audace du Lausannois Adrien Rovero quand il a proposé à l’atelier Pfister la chaise « Lausanne ». Une version clin d’œil à la « Landi Stuhl », elle aussi multiperforée, d’Hans Coray, parfaite pour l’incontournable Quart d’heure vaudois.

Tout autour de nous, les assises de métal deviennent ludiques et protéiformes. Sous la patte de Margaux Keller, la « Swim » pour Bibelo arbore des tons acidulés, des pentes déclinantes et des détails qui n’en sont plus. La « Palissade » des frères Bouroullec est déjà un incontournable avec ses bandes métalliques verticales. Et les noms de leurs compagnes de campagne sont autant de promesses de bons moments : on pense à la « Clubhouse » des Lausannois de BIG-GAME pour Tectona, à la « Patio » de Pauline Deltour pour Tolix ou à la « Week-end » pensée par Pauline Chardin et produite par le label Petite Friture. Si l’enseigne néerlandaise Fatboy brille avec sa chaise « Toní » et arrive à séduire toutes les bourses, les grandes enseignes ne sont pas en reste. Promenez-vous chez Ikea, qui nous propose la « Visingsö », Habitat, la « Torii », ou Tikamoon, la « Gaby ».

Si l’extérieur a longtemps été considéré comme un parent pauvre en la matière, il est désormais une authentique pièce à vivre. Une pièce que vous pouvez agrémenter de multiples touches de couleur pointillistes, à la manière d’un jardin imaginé par Monet.

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Édito

Éditorial – Mai 2026

Des finances publiques saines pour une fiscalité raisonnable. La Chambre genevoise immobilière, vénérable mais dynamique association, a été créée il y a plus de 100 ans et est reconnue d’importance cantonale. C’est à ce titre qu’elle représente les propriétaires du canton aussi bien devant les autorités cantonales que fédérales. Dotée d’un secrétariat permanent, elle est à même d’exprimer nos revendications dans divers domaines. Ainsi, loin de se cantonner aux seuls sujets relatifs à l’aménagement du territoire, à la construction et au droit du bail, elle est attentive à la défense de nos intérêts au sens large et donc aux éléments susceptibles de nous impacter directement.
Diane Barbier-Mueller
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