Rafraîchir sa maison quand le mercure grimpe

29 juin 2023
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Le soleil brille, la température monte et même un peu trop, parfois. Avec les beaux jours, le thermomètre a vite fait de flirter avec les 40 degrés, faisant ressembler l’intérieur de la maison à une étuve. Heureusement, il existe des solutions simples et faciles à mettre en place pour rester au frais chez soi sans climatisation.

« J’adore la façon dont l’été vous enveloppe comme une couverture chaude », remarque l’écrivaine Kelli Elmore. Mais quand la canicule s’installe, l’envie de repousser – un peu – la couverture se fait sentir avec insistance. Une multitude d’astuces permettent du reste de tenir la chaleur à distance de son intérieur en commençant d’abord par l’empêcher d’entrer.

La technique la plus simple consiste à protéger la maison des assauts du dieu Râ en fermant volets, stores et fenêtres à partir de 10 heures environ, car les vitrages représentent deux tiers des apports de chaleur. Si les fenêtres ne sont pas équipées de stores, les rideaux se révèlent une bonne protection à condition toutefois de préférer aux voilages légers et transparents des modèles épais et opaques.

Assez peu onéreuse et facile, la pose de films solaires sur les fenêtres connaît un succès grandissant. En rejetant jusqu’à 80 % de l’énergie solaire, ils permettent, sans affecter la luminosité à l’intérieur de la maison, de faire baisser de plusieurs degrés la température dans les pièces.

« Le ventilateur classique caracole toujours entête des appareils pour sa facilité d’utilisation et son efficacité. »

La fraîcheur d’un logement passe également par une bonne aération. Tôt le matin et en fin de journée, lorsque le soleil est couché, il faut ouvrir toutes les fenêtres et créer le plus possible de courants d’air. La nuit, une fenêtre légèrement entrouverte apporte un souffle de fraîcheur sans pour autant que l’on risque d’attraper froid.

Parmi les mille petits gestes qui permettent de garder un intérieur à une température agréable, la chasse aux appareils électroménagers est souvent sous-estimée alors que leur utilisation peut faire grimper la température de 5 degrés. Il faut donc penser à débrancher les plaques, le four (mieux vaut manger froid quand il fait chaud), les lampes, la télévision ou encore l’ordinateur quand ils ne sont pas utilisés. Quant aux appareils en veille, ils sont à bannir car ils réchauffent également la pièce. De leur côté, même si elles participent à l’ambiance cosy de la maison, les lampes halogènes et à incandescence dégagent beaucoup de chaleur et il vaut mieux les éteindre.

Voici une alliée de poids quand le thermomètre s’emballe : l’humidité. Les grands-mères le savaient bien puisqu’elles suspendaient des linges mouillés dans les pièces, en hauteur, là où il fait le plus chaud. En séchant, ceux-ci rafraîchissent l’atmosphère. Il suffit ensuite de les humecter régulièrement avec un brumisateur. Pendant l’été, le sèche-linge est mis au repos, ce qui permet de rafraîchir la maison grâce à l’humidité dégagée par le linge, mais aussi de faire des économies d’électricité.
L’accumulation de bassines remplies d’eau disposées dans les pièces est une autre technique qui a fait ses preuves.

Miser sur les plantes

C’est aussi le moment de se mettre au jardinage, au moins un minimum, en installant de nombreuses plantes vertes dans la maison ainsi que sur les rebords de fenêtres, les terrasses et les balcons. En effet, l’étude Earth Science de la NASA a montré que les plantes sont capables de modifier la température de l’atmosphère grâce au processus de la photosynthèse. Quand la chaleur augmente, les plantes libèrent de l’humidité dans l’air afin de se rafraîchir. Certaines espèces se révèlent être des « climatiseurs » particulièrement performants, notamment les palmiers, le ficus benjamina, l’aloe vera, l’arbre à caoutchouc, le sanseviera et l’aglanoème. Pour profiter pleinement des bienfaits de ces plantes, qui demandent globalement peu d’entretien mais qu’il faut arroser régulièrement, il convient de les regrouper afin de créer de mini-jungles intérieures. Quant à l’extérieur, végétaliser un mur avec du lierre, par exemple, permet de protéger la maison de la chaleur tout en lui donnant un charme certain.

Petit coup de pouce des appareils

Quand le mercure continue inexorablement son ascension vers les sommets, l’aide est parfois aussi à chercher du côté des ventilateurs et des rafraîchisseurs d’air.

« Le ventilateur classique caracole toujours en tête des appareils pour sa facilité d’utilisation et son efficacité. »

De plus, si son design a été longtemps réduit à la pure fonctionnalité, il existe désormais des modèles élégants qui s’adaptent à tous les intérieurs. La tendance est aux ventilateurs rétros style années 50 et aux modèles d’inspiration industrielle.

Afin d’intensifier l’effet de fraîcheur du ventilateur, il suffit de placer devant lui un bol de glaçons ou une bouteille d’eau congelée. L’air diffusé est tout de suite plus froid. Pour un ventilateur de plafond, l’astuce consiste à régler le mouvement des pales dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. L’air chaud est alors dirigé vers le haut.

Hyper-tendance, le rafraîchisseur d’air s’impose comme la solution idéale, plus efficace qu’un ventilateur en cas de grosse chaleur et beaucoup plus écologique qu’une climatisation. La technique du rafraîchisseur d’air s’inspire de celle du linge séchant à côté d’un ventilateur. Concrètement, l’air chaud et sec est expulsé vers l’extérieur par un ventilateur en passant par un tampon humidifié par de l’eau froide contenue dans un réservoir. Si on ajoute des glaçons ou un pain de glace dans le réservoir, l’effet rafraîchissant est décuplé. De plus, certains appareils possèdent un bac où mettre quelques gouttes d’huiles essentielles et parfumer ainsi légèrement la pièce.

 

PERMANENCE ÉNERGIE

Ces quelques gestes et conseils sont les bienvenus quand le mercure s’affole. Toutefois, pour une solution durable, été comme hiver, des travaux de rénovation énergétique s’imposent si vous constatez que votre logement est mal isolé.

Quels travaux prioriser et pour quel budget ? Des autorisations sont-elles nécessaires ? Quels travaux peuvent être subventionnés ?

Pour répondre à ces questions, la CGI propose à ses membres les conseils d’un ingénieur en énergie, à des tarifs préférentiels. Pour le joindre, contactez notre standard au 022 715 02 00.

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Édito

Chère Anne : bon vent !

C’est le 1er novembre 2006 que tu as commencé à travailler à la Chambre en qualité de titulaire du brevet d’avocate. Immédiatement, ce poste t’a convenu et ton énergie et tes compétences ont largement profité aux nombreux propriétaires que tu as défendus et conseillés avec une grande intelligence.
Christophe Aumeunier
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