Mixité et qualité !

14 avril 2020
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Tout le monde connait le syndrome du « not in my back yard », soit que l’on veut bien construire ou accueillir des nouveaux habitants, mais pas à côté de chez soi. Ceci a encore pu être constaté durant la campagne des élections municipales, où la plupart des élus communaux – sauf ceux qui prônent la décroissance – veulent bien assumer l’arrivée des nouveaux logements (planifiés par le Canton), mais ceux-ci doivent alors être de qualité, en privilégiant la mixité.

Il est intéressant de relever la différence des discours des élus ou dirigeants des partis de gauche, entre ceux qui défendent sur le plan cantonal la plus grande proportion de logements sociaux possible, avec les loyers les plus bas et un contrôle de ces loyers maximum, et les magistrats et candidats communaux de ces mêmes partis qui, eux, soutiennent d’abord la qualité et la mixité.

Du côté des communes, ces discours ne sont pas surprenants, lorsque l’on connait les conséquences et les impacts de l’arrivée de nouveaux logements.

En termes de rentrées fiscales, tout d’abord. Il est facile à comprendre que la venue de nouveaux habitants dans des PPE sera plus intéressante que celle de ceux qui vivront dans des LUP.

C’est ce type d’habitants, qui par les impôts élevés qu’ils reverseront à la commune, permettront à cette dernière d’offrir des bonnes prestations à tous, et en particulier aux populations défavorisées.

Ces populations sont aussi celles qui nécessitent le plus d’engagement communal, que ce soit financier ou en ressources humaines. L’équilibre et la mixité doivent donc être préservés.

En termes de mobilité, d’aménagement (espaces verts, entre autres) et d’infrastructures (écoles, crèches, locaux de réunion, etc.), aussi à la charge des communes, la planification et la construction des quartiers doivent aussi être mieux réfléchies. C’est là où nous parlons de qualité, plutôt que de quantité, et là où les discours divergent…

La mixité est aussi le meilleur gage de cohésion sociale et d’intégration et, donc, de la qualité de vie des habitants d’une commune, ce dont s’occupent par essence les élus communaux. Il n’est absolument pas opportun de construire des quartiers entiers de logements sociaux et il a été démontré que c’est dans ce type de quartiers que les communes doivent mettre le plus de moyens pour travailler à cette cohésion sociale, que ce soit avec des travailleurs sociaux hors murs, avec les maisons de quartier ou par d’autres moyens.

Espérons que ceux qui prônent la mixité et la qualité au niveau communal s’en souviendront lorsqu’il s’agira de voter sur les proportions et catégories de logements de la loi cantonale en septembre prochain !

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