Initiative pour un fonds climat : hausses d’impôts et augmentation de la dette

3 février 2026
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Le 8 mars prochain, nous voterons sur l’initiative des Verts et des socialistes « Pour un fonds climat ». Voici pourquoi la CGI appelle fermement à voter NON.

Ce texte est dangereux car il présente de bonnes intentions – comme si rien n’était encore fait – et propose non pas des solutions concrètes, mais une dilapidation invraisemblable de fonds publics tous azimuts, en particulier au bénéfice d’entités étatiques ou subventionnées. Aucune action concrète n’est proposée, l’initiative consistant en un arrosage financier extraordinairement dispendieux !

Il s’agirait d’alimenter le fonds à créer à raison de 7,5 à 9 milliards par an (0,5% à 1% du produit intérieur brut) sans appliquer le mécanisme du frein à l’endettement. La collecte de ces fonds ne serait évidemment possible que par des hausses fiscales massives et, conjointement, par l’endettement. Il n’y aurait aucune autre alternative à ce financement.

La protection du climat est essentielle et la Suisse, aussi bien que Genève, sont très fortement engagés dans la décarbonatation. Notre secteur immobilier est particuliè-rement actif puisque les chauffages se passent d’énergie fossile et que la consommation énergétique baisse drastiquement. Des délais ambitieux sont déjà actés dans divers textes législatifs contraignants, tandis que les grands propriétaires, friands de certificats de durabilité, accélèrent encore ce mouvement.

Ce sont là des actions concrètes, contrairement à l’initiative qui vise à injecter massivement des fonds – dont on ne dispose pas – l’on ne sait où, si ce n’est vers des entités parapubliques car ultra-subventionnées.

Il semble bien plus important de stimuler incitativement l’économie privée et de promouvoir son innovation parce qu’elle est, elle, efficiente et productive de résultats concrets.

Convenons que la durabilité implique de maintenir une fiscalité supportable, d’éviter un endettement ahurissant et, surtout, de rechercher des résultats pragmatiques efficaces pour diminuer notre empreinte carbone.

Pour ces raisons, il est important de refuser sèchement l’initiative « Pour un fonds climat », le 8 mars, dans les urnes.

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