Des investissements importants qui se poursuivent

18 octobre 2022
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La volonté d’investir dans son propre logement est significative. C’est ce que met en lumière l’étude sur le logement idéal 2022 réalisée conjointement par MoneyPark, alaCasa et Helvetia. Chaque année, cette étude examine scrupuleusement quels sont les logements considérés comme idéaux pour la population suisse.

Le souhait d’accéder à la propriété demeure intact. Près de la moitié des personnes interrogées désirent en effet devenir propriétaires. Toutefois, l’offre de biens immobiliers sur le marché ne correspond pas au rêve d’habitation le plus populaire : la maison individuelle à la campagne. Avec 48 % d’opinions favorables, les régions rurales restent cette année encore le lieu de résidence le plus prisé. Près de 90 % des personnes qui se sont installées à la campagne souhaitent y rester à l’avenir. Toutefois, on constate sur le marché suisse environ deux fois plus d’appartements que de maisons à vendre. Dans de nombreux cas, les acheteurs potentiels ne sont pas en mesure de concrétiser leur rêve de maison individuelle, ne serait-ce qu’en raison du manque d’offres. La hausse des prix de l’immobilier ainsi que les stricts critères de financement en vigueur constituent un obstacle supplémentaire à l’accession à la propriété.

Vivre à la campagne rend heureux, être propriétaire encore plus : deux tiers des propriétaires se disent très satisfaits, contre un tiers seulement des locataires. Ce degré de satisfaction est à mettre en corrélation avec le coût du logement : si deux tiers des propriétaires allouent moins de 20 % de leur revenu à leur logement, ce n’est le cas que pour un tiers des locataires. Il ressort également de l’étude que les habitants des régions rurales sont significativement plus satisfaits de leur cadre de vie actuel (58 % se disent très satisfaits) que les habitants des agglomérations et des villes (respectivement 45 % et 41 %). Les propriétaires souhaitent également conserver leur logement : seuls 3 % d’entre eux ont l’intention de vendre leur bien dans les trois prochaines années.

Depuis le déclenchement de la pandémie de coronavirus début 2020, près de la moitié des propriétaires interrogés ont investi de manière significative dans leur logement. Un investissement sur cinq a été influencé par la pandémie, soit parce que le domicile a pris une place plus importante, soit parce que les restrictions imposées par le virus ont permis d’économiser de l’argent et d’investir dans son logement. Les investissements réalisés ou planifiés démontrent clairement l’importance des espaces extérieurs privés. Aucun autre domaine n’a fait l’objet d’autant d’investissements que le jardin ou l’espace extérieur. Les salles de bain et les cuisines occupent les deuxième et troisième places. Et ce n’est pas fini : 54 % des propriétaires prévoient d’investir considérablement dans leur logement au cours des trois prochaines années. On constate par ailleurs une forte augmentation des installations photovoltaïques. De même, on observe une hausse des projets d’installation de bornes de recharge pour les voitures électriques, de rénovations de façades, de nouvelles fenêtres et portes ainsi que des investissements dans le chauffage, la ventilation et la climatisation. Il reste à voir si la dépendance aux combustibles fossiles, sujet très discuté ces derniers jours, entraînera un nouvel élan d’investissement dans des mesures énergétiques.

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